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Mise à jour le 11/03/2015

Etudes et statistiques

Des institutions publiques spécifiques françaises, européennes et internationales analysent, étudient et décrivent les politiques de l’emploi et de la formation professionnelle. Leurs études et publications éclairent la conduite de ces politiques, font le bilan des dispositifs, cernent des problématiques.

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04-2015 /
DARES
Emploi et chômage

En septembre 2014, 461 100 demandeurs d’emploi inscrits à Pôle emploi tenus d’accomplir des actes positifs de recherche d’emploi (catégories A, B, C) sont sortis de ces catégories. Parmi eux, 41,4 % ont repris un emploi et 12,5 % sont entrés en formation.

Au total, 3,5 % des demandeurs d’emploi inscrits en catégories A, B, C fin août 2014 sont sortis de ces catégories au cours du mois de septembre 2014 pour reprendre un emploi. Ce taux a baissé de 0,1 point sur le trimestre et de 0,3 point sur un an.

Parmi les demandeurs d’emploi en catégories A, B, C sortis pour reprendre un emploi en septembre 2014, 65,6 % ont accédé à un emploi durable (CDI, autre contrat de 6 mois ou plus, mise à son compte) et 83,2 % étaient encore en emploi en décembre 2014, trois mois après leur sortie.

03-2015 /
DARES
Activité partielle

En 2013, près de 26 millions d’heures d’activité partielle ont été consommées, soit 11 % de plus qu’en 2012. Le recours à l’activité partielle a toutefois sensiblement diminué au fil de l’année 2013 et est resté bien inférieur au pic de 2009. Chaque mois, environ 65 000 salariés ont été concernés par l’activité partielle, avec une réduction mensuelle d’activité de 33 heures en moyenne.

En 2013, comme les années précédentes, l’activité partielle est utilisée davantage dans l’industrie et les grands établissements. Elle est très concentrée géographiquement. Le principal motif de recours reste, de loin, la conjoncture économique. L’activité partielle prend le plus souvent la forme d’une réduction horaire pour tout ou partie de l’établissement. 9 % des établissements ayant eu recours à l’activité partielle en 2013 l’ont aussi mobilisée les deux années précédentes.

Depuis la relance du dispositif en 2009, des mesures incitatives ont été adoptées pour que les entreprises mettent en place des actions de formation durant les périodes d’activité partielle. En 2010, elles étaient un peu moins d’un quart à déclarer avoir mis à profit l’activité partielle pour mettre en place des périodes de formation.

03-2015 /
DARES
Mesures jeunes

La loi du 1er mars 2013 portant création du contrat de génération instaure une aide à destination des petites et moyennes entreprises, pour l’embauche d’un jeune en CDI associée au maintien en emploi ou à l’embauche d’un salarié âgé. 19 824 demandes d’aide ont été déposées par 15 550 entreprises au titre d’embauches réalisées au cours de l’année 2013.

Parmi elles, 16 705 (84 %) sont à l’origine de la signature d’un contrat de génération.

En moyenne, les entreprises bénéficiaires ont reçu 820 euros par trimestre. Le commerce, l’industrie et la construction sont les principaux secteurs utilisateurs du dispositif. Ce dernier bénéficie essentiellement aux jeunes hommes ouvriers, ayant tout au plus un baccalauréat et déjà présents dans l’entreprise avant leur embauche en CDI ainsi qu’aux hommes seniors titulaires d’un emploi qualifié. 23% des contrats de génération ont duré moins d’un an.

03-2015 /
DARES
Contrats aidés

En 2013, 60 000 résidents des zones urbaines sensibles (Zus) de France métropolitaine ont été recrutés ou renouvelés en contrat unique d’insertion (CUI) ou en emploi d’avenir. Ils représentent 12,2 % des personnes ayant signé un contrat aidé, comme en 2012.

Créé à la fin 2012, l’emploi d’avenir est un contrat à destination des jeunes de 16 à 25 ans qui cible particulièrement les résidents des Zus. Ces derniers représentent 16,4 % des embauches en 2013.

Parmi les bénéficiaires de CUI, les résidents des Zus se distinguent, comme les années précédentes, par un niveau de formation initiale plus faible, la perception plus fréquente de minima sociaux et des emplois plus courts.

Avant leur embauche en emploi d’avenir, les jeunes résidents des Zus recherchaient un emploi depuis plus longtemps que les autres jeunes urbains, malgré des niveaux de formation plus élevés.

Les résidents des Zus ont eu, en 2013, un accès plus important que les demandeurs d’emploi des quartiers environnants au CUI-CAE et aux emplois d’avenir dans le secteur non marchand.

Les contrats en alternance restent peu mobilisés en Zus, où résident 5 % des nouveaux apprentis et 7 % des jeunes entrés en contrat de professionnalisation en 2012.

03-2015 /
DARES
Conditions d'emploi

En 2010, le salaire net mensuel en équivalent temps plein des femmes est inférieur de 19,7 % à celui des hommes. Exprimé en salaire horaire net, cet écart de 18,4 % en moyenne varie selon les zones d’emploi, de 1,6 % à 26,9 % en défaveur des femmes.

Les femmes et les hommes n’occupent pas les mêmes emplois. Ces différences expliquent une partie de l’écart salarial. Une fois neutralisés les effets des différences observables d’emplois occupés, l’écart moyen de salaire horaire femmes-hommes est réduit de moitié. Selon les zones d’emploi, ce différentiel de salaire à caractéristiques d’emploi données varie de 1,5 % à 15,6 % en faveur des hommes.

L’analyse de la structure locale des emplois permet d’identifier cinq groupes de zones d’emploi. Dans les grandes agglomérations urbaines d’une part, et les villes de taille moyenne à prédominance ouvrière d’autre part, près de la moitié des écarts de salaires femmeshommes est expliquée par les effets de structure, au même titre que dans l’ensemble de la France. Dans les zones à prédominance ouvrière peu denses, comme dans les zones à forte proportion de CDD ou encore dans les Dom, une part plus importante des écarts est non expliquée. Les écarts salariaux non expliqués varient de 6,2 % à 9,9 % en moyenne selon le groupe de zones d’emploi.

03-2015 /
DARES

Les dépenses en faveur de l’emploi et du marché du travail, ciblées ou générales, sont estimées à 85,7 milliards d’euros (Md€) en 2012, soit 4,1 points de PIB.

Les « dépenses ciblées » en faveur du marché du travail s’élèvent à 47,7 Md€ en 2012, soit 2,3 points de PIB. Après deux années de forte hausse du fait du plan de relance (2009-2010) destiné à contrer les effets de la crise économique, puis un repli en 2011, ces dépenses sont quasiment stables (+0,4 % en euros constants en 2012), dans un contexte d’atonie de l’activité économique et de poursuite de l’accroissement du nombre de demandeurs d’emploi. L’indemnisation du chômage constitue la principale dépense (62 %), loin devant la formation professionnelle des demandeurs d’emploi (15 %), les aides à l’emploi -principalement les contrats aidés- (12 %), et les moyens consacrés au service public de l’emploi (11 %).

Les « dépenses générales » en faveur de l’emploi et du marché du travail poursuivent leur diminution avec 38,0 Md€ en 2012, soit 1,8 point de PIB, en baisse de 4 % en euros constants par rapport à 2011. Parmi ces dépenses, 20,7 Md€ sont consacrés aux allégements généraux de cotisations sociales sur les bas salaires et 4,2 Md€ aux mesures d’exonérations en faveur des heures supplémentaires. S’y ajoutent les dépenses au titre des incitations financières à l’emploi (prime pour l’emploi et RSA « activité ») et des mesures en faveur de l’emploi dans certains secteurs d’activité ou dans certaines zones géographiques.

À la lisière de ces politiques en faveur de l’emploi et du marché du travail, certaines dépenses sociales (minima sociaux) représentent en sus 16,2 Md€ en 2012.

03-2015 /
DARES
Emploi et chômage

Au 4e trimestre 2014, l’indicateur de tension sur le marché du travail, qui rapporte les offres d’emploi collectées par Pôle emploi aux entrées à Pôle emploi en catégories A, B et C, repart à la baisse (-3 %), effaçant la hausse du trimestre précédent. Il diminue sensiblement sur un an (-10 %). Ce trimestre, son niveau est inférieur de plus d’un tiers à sa moyenne de longue période, et de 13 % par rapport au point bas atteint lors du creux conjoncturel du 1er trimestre 2009.

La baisse des tensions de ce trimestre s’explique par une diminution du flux d’offres d’emploi collectées par Pôle emploi (-4 %), beaucoup plus sensible que celle des entrées (-1 %). Le taux d’écoulement annuel des demandes d’emploi, mesuré par le taux de sortie des listes des demandeurs d’emploi, poursuit sa baisse amorcée au 2e trimestre de 2014, après la stabilisation intervenue un an plus tôt.

La part des offres d’emploi durable (contrats de plus de 6 mois) augmente légèrement au 4e trimestre 2014. Elle se situe à 50 %, soit 6 points au-dessus de sa moyenne de longue période.

03-2015 /
DARES
Conditions d'emploi

Depuis 2003, parmi les personnes âgées de 25 à 54 ans, l’écart entre le taux d’activité des femmes et celui des hommes a continué à se réduire sensiblement ; il est inférieur à 10 points en 2013.

Le taux de chômage des femmes s’établit à 9,7 % en 2013 en France métropolitaine. Il est inférieur à celui des hommes depuis le 3e trimestre 2012.
Si l’on ajoute aux chômeurs BIT les inactifs qui souhaitent travailler, la situation des femmes reste plus défavorable que celle des hommes même si l’écart se réduit.

Les caractéristiques des emplois des femmes et des hommes restent éloignées, à l’exception de la proportion de salariés en contrat temporaire qui diffère peu selon le sexe. 31 % des femmes en emploi travaillent à temps partiel en 2013 et près de 10 % sont en situation de sous-emploi, contre respectivement 7 % et 4 % des hommes.

Les métiers exercés par les femmes restent très différents de ceux des hommes : 27 % d’entre elles sont sur des postes peu qualifiés d’employés ou d’ouvriers, contre 15 % des hommes ; elles sont aussi deux fois moins souvent non salariées et travaillent plus souvent dans la fonction publique. Les femmes ont des salaires inférieurs, même une fois pris en compte l’écart de durée du travail. Les inégalités relatives au sous-emploi, à l’accès aux professions « supérieures », à la ségrégation professionnelle et aux salaires se sont cependant réduites au cours des dix dernières années.

02-2015 /
DARES
Emploi et chômage

En 2013, 8,4 % des demandeurs d’emploi inscrits en catégories A, B, C sont sortis chaque mois de ces catégories, quel qu’en soit le motif. Ce taux de sortie est en baisse de 0,6 point par rapport à 2012 et de 4 points par rapport à 2007.

Le taux de sortie pour reprise d’emploi atteint 3,9 % en moyenne en 2013. Il poursuit la baisse amorcée en 2012 (-0,4 point entre 2012 et 2013), après avoir été stable entre 2009 et 2011 autour de 4,7 %. Cette baisse concerne les hommes comme les femmes, toutes les tranches d’âge et les demandeurs d’emploi de longue durée comme ceux inscrits depuis moins longtemps.

Parmi les emplois occupés à la sortie, les emplois durables, qui regroupent CDI, contrats de 6 mois ou plus et créations d’entreprise, sont majoritaires (63 % en 2013). Les CDI représentent à eux seuls 30 % des emplois occupés à la sortie, part qui a peu varié depuis 2007.

En 2013, 41 % des sortants ayant repris un emploi salarié continuent néanmoins leur recherche d’emploi (soit 7 points de plus qu’en 2007 mais autant qu’en 2012), principalement motivée par la nature ou la durée du contrat de travail retrouvé.

02-2015 /
DARES
Développement de l'emploi et des compétences

En 2012, dans un contexte de croissance économique très faible, la dépense nationale pour la formation professionnelle et l’apprentissage s’est élevée à 32 milliards d’euros. Elle est proche de celle de l’année précédente (-0,1 %) après avoir augmenté de 0,9 % en 2011. Rapporté au PIB, l’effort de formation est en revanche toujours en léger repli (1,52 % après 1,54 % en 2011).

Les entreprises demeurent le principal financeur (43 % de la dépense globale) mais leur dépense augmente moins qu’en 2011 (+0,8 % contre +2,9 %). Les régions sont, comme entre 2007 et 2009, le deuxième financeur, avec 14 % de la dépense totale, malgré une dépense qui stagne. L’État, dont la dépense recule (-8,8 %), totalise un montant proche de celui des régions (14 %).

La dépense destinée aux jeunes est en baisse (-4,3 %) alors que celle en faveur des demandeurs d’emploi et des actifs occupés du secteur privé progresse (respectivement +2,3 % et +0,7 %). Globalement, les dépenses des trois versants de la fonction publique pour ses agents augmentent. La hausse est plus élevée pour la fonction publique hospitalière et territoriale que pour celle de l’État.

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